Ca chauffe chez le spécialiste français de la vente de chaussures en ligne ! Les investisseurs ont sorti le fondateur et CEO Francis Lelong avec des pratiques dignes du far west.
Sarenza c'est au départ un projet d'entreprise et une success story comme beaucoup d'entrepreneurs en rêve...
Les fondateurs de Sarenza Franck Zayan, Yoann Le Berrigaud et Francis Lelong ont fait connaissance chez Glowria le loueur de DVD à domicile. Fort de leur réussite chez le loueur de DVD, ils décident de créer une société ensemble, cette société sera Sarenza, basé sur le modèle de Zappos aux Etats-Unis.
Zappos.com sur le marché américain a démontré la faisabilité de la vente de chaussures par internet, 5 ans après leur ouverture, il réalise 350 millions de $ de CA. Le marché français est extrêmement dynamique avec plus de 5 paires vendues par an et par habitant, ce qui en fait le 2nd marché mondial. De belles perspectives pour Sarenza, et ca marche !
Après avoir effectué 2 levées de fonds, Sarenza est une success story et prépare son développement international... mais entre temps les relations entres les associés se détériorent.
Les investisseurs SGAM et Galileo partners qui ont investi 4 millions d'euro en août 2006 (voir l'article du JDNet sur ce sujet) s'inquiètent de l'ambiance et du respect du business modèle. Ils demandent alors à Francis Lelong de prendre seul (ils étaient co-CEO avec Franck Zayan jusque là) la tête de Sarenza en septembre dernier et en parallèle demandent à Stéphane Treppoz, l'ancien DG d'AOL (oui oui celui qui avait déclaré dans les années 2000 : "l'ADSL ca ne marchera jamais") de réaliser un audit pour avoir une situation exacte de l'entreprise.
Puis tout s'accélère, les résultats de l'audit accablent le mode de gestion de l'entreprise. Le conseil d'administration début mars permet aux membres de voter la révocation de son PDG Francis Lelong (promu à ce poste 5 mois auparavant par ces mêmes investisseurs) et dans la foulée Stéphane Treppoz (alors advisor chez Wendel Investissement) prend la tête de Sarenza.

L'enchaînement des évènements commence déjà à être intriguant mais surtout les déclarations des différentes parties dans la presse sèment le doute quand aux véritables intentions des investisseurs.
En effet, les deux fonds auraient soudoyé Franck Zayan et Yoann Le Berrigaud pour débarquer le PDG en contre partie de 50 000 euros. Dans la foulée, les deux associés restant ont quitté l'entreprise (ils restent au conseil d'administration, gardent leur capital mais n'ont plus de fonction opérationnelle).
Comme quoi, il faut savoir bien s'entourer lorsque l'on se lance dans la création d'entreprise. Mais ce qui étonnant c'est que la bonne ambiance était présente aux débuts... et le succès de la société laissait présager une belle sortie financière à moyen terme. Qu'est-ce qui a motivé les 2 associés pour lacher ainsi leur troisième compère ? Un simple règlement de compte ?
Par ailleurs les investisseurs ont un droit de regard sur la gestion de l'entreprise, c'est tout à fait normal. Mais comment peut-on en arriver à des pratiques aussi douteuses ? Les perspectives financières de la société ont-elles fait tourner la tête des investisseurs ?
Est-ce que le sort de la direction était déjà réglé dès lors que Stéphane Treppoz a accepter de mener un audit ? Etait-il partie prenante dans le putsch réalisé quelques mois après ?
Bien entendu dans ce type d'affaire il est difficile de savoir qui à tort ou raison. Mais Francis Lelong a décidé d'attaquer les fonds en justice et s'il détient une copie du document (trouvé par hasard) et faisant état de la transaction (50 000 euros contre un vote) , le verdict sera rapide et sans équivoque.
On doute aussi des résultats de l'audit qui évoque des problèmes de gestion et le non respect du business plan puisque Francis Lelong n'est pas un nouvel entrant dans le monde des entrepreneurs. Il avait déjà créé BlackOrange.com qui fut un succès en son époque et a participé au développement de Vecteur d'Image, Davi Interactive et un fait de l'interim en tant que marketing manager chez Glowria.
Lires les articles sur ce sujet : "Règlements de compte à la direction de Sarenza" dans VNUNet , "Sarenza : soudoyés pour virer le patron" dans Libération , "Rififi chez Sarenza.com" dans NetEco , "L'ex PDG d'AOL prend la direction d'un Sarenza en pleine crise" dans JournalDuNet
Les agissements des investisseurs SGAM et Galileo Partners est vraiment digne d'un far west et je pense que bon nombre d'entrepreneurs en quête d'argent frais vont blacklister ces 2 fonds et se tourner vers d'autres fonds... qui auront une gestion plus ethique des affaires.
Que pensez-vous de cette affaire ? Vous êtes chef d'entreprise, comment se passent vos relations avec les investisseurs présents dans votre capital ? Participez au débat en commentant cet article...
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Pour info l'équipe de la SGAM qui est en partie responsable d'une spoliation des fondateurs de Sarenza a aujourd'hui constitué un autre fonds appelé Serena Capital
Rédigé par: Love funds | 14 mai 2009 à 17:45
quand vous dites que Sarenza ça marchait sur quoi vous fondez vous ? un succès ? je crois qu'ils avait eu les yeux plus gros que le ventre et perdaient bcp d'argent pour un niveau de marge très faible
Rédigé par: opus | 30 juin 2007 à 22:26
Bonjour Monsieur LELONG,
J'ai été victime de la même situation que vous, à savoir que j'ai été révoquée par un fond grâce à la complicité d'un avocat qui m'a spolié et comme vous il y avait des clauses dans les statuts qui me défavorisaient!
Je suis comme vous le fondateur et le créateur
Ceci est proprement scandaleux et inadmissible si mon dossier peut vous aider à démontrer que certains fonds d'investissement font preuve d'une malhonneteté à toute épreuve sachez que je suis prête à vous fournir toutes les pièces les preuves dont vous pouvez avoir besoin pour démontrer que ceci est une pratique courante!
Je suis prête à vous soutenir et si nous sommes deux à nous manifester auprès des tribunaux peut être que nous pourrons obtenir gain de cause.
Je continue à me battre et je suis actuellement en pleine création d'un site de vente de produits mode sur internet et de création d'une marque de cosmétique
N'hésitez pas à me contacter!Si je peux vous être utile c'est avec grand plaisir que je le ferai
j'ai été révoquée l'année dernière au mois de juin sur des motifs honteux et indignes
BEE.
beearnaud@gmail.com
Rédigé par: un jeune entrepreneur | 08 mai 2007 à 20:55
- Pour rebondir sur ton commentaire "Funky TV" : l'ancien boss d'AOL, qui s'ennuyait peut etre chez Wendel Investissements, ne cherchait-il pas à reprendre du service dans une société en forte croissance ? Est-ce lui qui a proposé ses services et cette mission d'audit à Galileo Partners / SGAM en vue de prendre la place de PDG ?
- Pour rebondir sur ton commentaire "Entrepreneur" : Ah c'est intéressant. Mais est-ce que le fonctionnement avec 2 co-CEO comme c'était le cas avant que les fonds ne demandent à F. Lelong de prendre seul la tête de Sarenza, est-ce que ce fonctionnement était optimal ? Est-ce bien de ce cas dont tu parles lorsque tu évoques la situation inverse ? Dis nous en un peu plus "Entrepreneur", je ne comprends pas comment une direction d'une société aussi prometteuse peut exploser en quelques mois ?
Rédigé par: Jean-Michel Maurer | 20 mars 2007 à 16:16
"Qu'est-ce qui a motivé les 2 associés pour lacher ainsi leur troisième compère ?"
Puis-je reformuler la question: "Qu'est ce qui a motivé 1 associé pour lacher ainsi ses deux compères ?"
Rédigé par: Entrepreneur | 20 mars 2007 à 14:40
Enfin une note presque complète sur le sujet dans la blogosphère !
Manquent juste quelques mots sur le jackpot de l'ancien AOL boy qui entre au capital en achetant des actions 10% de leur valeur (lu dans les Echos ou la Tribune vendredi dernier, je ne sais plus).
Soit un gain virtuel de près de 700 k€ à en croire le journal
Je te raconterai off la stratégie d'AOL France expliqué en 2002 par son directeur de la stratégie. Allez non, je l'écris tellement c'était drôle d'entendre en entretien d'embauche "être le leader du bas débit" !
Rédigé par: Funky TV | 20 mars 2007 à 10:24