Cette année je réitère l'exercice du billet collaboratif 2.0 pour identifier les tendances internet 2009.
Après avoir sollicité 10 dirigeants du web l'an dernier, en 2008, pour connaitre leur vision et leurs prévisions internet 2008, j'avais ensuite fait le bilan de ces prévisions en fin d'année. L'exercice n'est pas facile. Encore plus aujourd'hui en période de crise et d'incertitude.
Cette année, pour varier les points de vue, j'ai demandé à 10 dirigeants internet différents de ceux de l'an passé de me donner leur vision et leurs prévisions du secteur internet en 2009. Ils évoluent dans le web mais dans des domaines différents, sur des marchés différents. La comparaison de leurs prévisions est intéressante. La comparaison avec les prévisions de 2008 est tout aussi intéressante. Je vous invite à les lire... et n'hésitez pas à nous apporter votre vision du web en 2009 via les commentaires.
- En ce qui me concerne, je vois 2 grandes tendances :
Tout d'abord la crise ne sera pas si terrible que ça pour certains. D'un côté de nombreuses start-up en phase de démarrage ou d'amorçage vont se retrouver à court de financement et les fonds d'investissement préfèreront refinancer les sociétés de leurs portefeuilles plutôt que de nouvelles sociétés. Dans la catégorie start-up en détresse, j'ai toujours un grand doute sur les sociétés web 2.0 ou sites communautaires. Hormis les sociétés dominantes (facebook et autre), difficile de monétiser l'audience... aucune n'a démontré un business modèle pertinent et perenne pour le moment.
Pourtant d'un autre côté, les start-up en phase de développement (ou qui ont levé assez pour accélerer leur développement) ainsi que les directions internet des grands groupes vont recruter. Aujourd'hui internet est devenu un media et un canal de vente à part entière avec ses techniques, ses enjeux, ses pratiques. Il est devenu indispensable de recruter des experts et bon nombre de jeunes start-upper des années 2000 sont à présent plus que compétents et disposent d'une assez grande maturité pour manager et diriger des sociétés ou des directions internet. La compétence internet au sens large est recherchée et cela va continuer sur 2009.
Le secteur internet sera aussi porté par le secteur des télécoms car les opérateurs ne connaitront pas la crise (l'engagement sur 24 mois d'un client, reste un engagement sur 24 mois). Et la convergence est plus que jamais à l'ordre du jour... même si chaque année on reparle de "l'année du mobile, enfin".
Deuxième tendance forte, le passage du media offline vers le online. Aux USA, internet est devenu le media numéro 1, la presse au sens large continue de perdre des lecteurs. Ils sont toujours à la recherche d'un nouveau modèle mais est-ce que les pure players de la presse (MediaPart, Bakchich, rue89) vont prendre des positions dominantes rapidement ? Cela a été la cas dans d'autres domaines (par exemple les petites annonces avec SeLoger ou PriceMinister), est-ce que la presse écrite et radio vont réussir à se réinventer et à prendre le virage internet ?
- Fabrice Robert - PDG et co-fondateur de JobInTree
Selon moi, 2009 verra la confirmation du retour au premier plan de la valeur que représentent le « contenu propriétaire » et des marques.
Le fameux UGC (User Generated Content) c’est bien, mais il a malgré tout fait son temps. Les consommateurs, aussi bien que les internautes ont besoin d’une part d’être rassurés, et de consulter des informations issues de Référents. Les négociations sans fin entre les majors des Medias et Youtube sont très signifiants. Youtube sans les bandes annonces des blockbusters hollywoodiens, les clips de Britney Spears ou Rihanna ne serait plus forcement aussi attractif.
Pourquoi Dailymotion enchaine les opérations de co-branding sur les sorties de films ou autre contenu audiovisuel ?
Pourquoi M6 ferme ses chaines musicales face à MTV ?
Pourquoi les sites d’information les plus consultés en France sont ceux du Monde et du Figaro ?
Pourquoi Apple peut sortir un téléphone, et rencontrer un tel succès ?
Les canaux de distribution numériques continuent à se multiplier. Sous réserve de qualité ou de buzz, aujourd’hui un inconnu peut se retrouver sur le devant de la scène médiatique. Ca c’est un plus indéniable.
La valeur éditoriale d’un contenu multimédia va certainement continuer à s’intensifier, et ceux qui le produisent ou le possèdent ont à mon sens de beaux jours devant eux.
- Pierre Kosciusko-Morizet, PDG et co-fondateur du groupe PriceMinister (www.priceminister.com, www.avendrealouer.fr, www.321auto.com, www.voyagermoinscher.com )
2009 devrait être une année charnière pour l’e-commerce, et plus globalement pour l’internet en France. En effet, on a passé en 2008 la barre des 50 % de foyers connectés (on est maintenant à 55%), et 2009 est donc la première année où on aura plus de foyers connectés, que de foyers non connectés. Ca va être l’occasion pour les sites à « effet de réseau », c’est-à-dire les sites pour lesquels la qualité du service rendu est proportionnelle au nombre de clients (rencontre, achat-vente, annonces, réseaux sociaux, … et globalement la plupart des sites web 2.0) de connaître une croissance accélérée, car il deviendra « normal » de considérer qu’une personne utilise ces sites-là, puisque plus d’un Français sur 2 a maintenant accès à internet… c’est un vrai changement des mentalités.
Par ailleurs, la crise va probablement accélérer des mutations déjà amorcées, notamment celles qui permettent des économies : plus de consommation d’information en ligne, et peut-être moins de presse par soucis d’économie, plus d’achat sur internet pour les sites qui ont un positionnement prix solide, plus d’achat-vente pour acheter moins cher mais aussi pour développer son pouvoir d’achat en revendant, plus de consultation des sites d’emplois car plus de demandeurs d’emplois, plus de publicité sur internet car les résultats sont mieux mesurables et les prix plus bas que dans les autres médias, plus de comparaison de prix, etc…
Donc une année pleine d’opportunité car les mutations des comportements s’accélèrent, mais aussi une année darwinienne, crise oblige, donc une nécessité pour les acteurs du web d’être à la fois agressifs pour prendre des parts de marché, et réalistes pour trouver rapidement la rentabilité pour ceux qui ne l’ont pas encore atteinte, étant donné la crise financière… !
- Fabrice Grinda - PDG et fondateur de OLX ; Le blog de Fabrice
- Beaucoup d’entreprises du Web 2.0 feront faillites
- Il y aura moins d’investissements par les compagnies de capital risque qu’en 2008
- Il y aura moins de sorties
- Google continuera de gagner des parts de marché
- La crise va accélérer la transition de la consommation des médias du offline (et principalement de la presse écrite) vers le online
- La presse écrite va continuer de voir son modèle économique s’éroder avec une baisse de son lectorat, des revenus publicitaires et des revenus provenant des petites annonces
- Carlos Diaz - PDG et fondateur de Blue Kiwi
Je sais qu'il est de bon ton en ce début d'année 2009 d'annoncer la fin du 2.0.
Au risque de paraître à contre courant, je pense pour ma part que le 2.0 sera en 2009 plus vivant que jamais. Après 4 années d'enfance terrible, le 2.0 atteindra en 2009 l'âge de raison et une maturité enfin fructueuse. Son adoption s'étendra au plus grand nombre en même temps que ses usages deviendront toujours plus pragmatiques. Fini l'époque où nos chers early-adopters brillaient le temps d'une soirée montrant à des yeux ébahis leur toute dernière trouvaille 2.0 aussi inutile qu'inconnue. Pour nos bobos 2.0, 2009 sera une année déprimante et je ne serai pas surpris si quelques-uns décident de mettre fin à leurs jours numériques par désespoir. Les applications 2.0 inutiles et nouvelles se feront rares d'abord parce que l'émergence de nouvelles start-up 2.0 sera rare enfin parce que que la nouveauté en 2009 ce sont les solutions avant tout utiles, utilisables et utilisées. Et oui c'est la crise, le monde a soudainement et durablement changé. Tout ce que nous faisons doit désormais nous être utile et profitable... Le Web 2.0 saura-t-il devenir utile et profitable ? Je le crois. Grâce au Web 2.0 les personnes et les entreprises ont compris avant tout que les nouveaux gisements de valeur résidaient dans les démarches collectives et sociales. Il est plus facile de trouver une petite amie dans Meetic que dans la vraie vie, il est plus efficace de mettre son CV dans LinkedIn que d'envoyer des lettres de motivation, il est plus économique d'entretenir des relations on-line avec ses clients que d'organiser des événements coûteux, il est plus utile de collaborer avec ses collègues via une réseau social que de continuer à s'envoyer des emails... Et vous en 2009, serez-vous un utilisateur utile, utilisable et utilisé ?
- Catherine Barba - PDG et fondatrice de Malinea / Cashstore
Pour moi 2009 sur Internet, c’est l’année de toutes les audaces !
D’abord celle, en dépit du contexte, de ne pas laisser l’inquiétude gagner face à l’incertain, d’avoir la volonté de conjurer le pire en n’ayant pas peur (« quand on craint le pire, on le fabrique, quand on compte sur le mieux, on y contribue », merci Philippe Bloch citant Jean Boissonnat ;-) ), et de partager cet optimisme. J’ai ressenti ce volontarisme de la pensée positive chez beaucoup d’acteurs e-commerce, ça ne suffira certes pas à sauver l’année, mais c’est une bonne façon d’aborder les choses.
A l’échelle de mon entreprise, il y a aussi l’audace d’agir et d’avancer, de continuer à grossir en diversifiant les sources de revenus, en initiant des projets (et pas des moindres avec Cashstore, on le verra dès le mois de mars !) Alors que jusque là, c’est la praticité qui arrivait en tête des motivations d’achat sur Internet, c’est désormais le prix l’élément décisif pour déclencher l’acte d’achat. Le prix, la vraie bonne affaire, les économies…2009 ? L’année de Cashstore, du cash back et de l’achat malin!
Et puis enfin une audace toute personnelle, mais à l’évidence mon plus gros challenge : me remettre au sport - en fait non, juste : me mettre au sport ;-)
- Michel de Guilhermier - co-chairman et co-fondateur de Inspirational Stores ; Le blog de Michel
2009 sera une année difficile pour beaucoup de sociétés internet, car le contexte économique global va rester très difficile durant probablement toute l’année. La crise n’est pas derrière nous, nous nous y enfonçons de plus en plus. Il vaudra mieux avoir des réserves de cash ou être rentable pour tenir au moins 24 mois.
De manière générale, je crois qu’il va y avoir une accélération de la bascule vers l’e-commerce, dont la part dans le retail total va faire un bond, même si ce canal souffrira aussi du ralentissement de la consommation.
Je pressens cependant que de nouveaux modèles e-commerce, encore plus disruptif, vont progressivement émerger cette année.
- Christophe Bourbier - DG et co-fondateur de Limonetik
Contexte de crise oblige, selon moi les tendances en 2009 seront celles de 2008 mais avec du ROI en plus. Concrètement :
Collaboratif, Lifecast, Content sharing : de véritables modèles économiques vont devoir s’imposer. Finis les services full free et les revenus exclusivement générés par la publicité. Il faut monétiser l’audience… et par tous les moyens possibles.
Mobile & Instant Web (web3.0) : c’est beau et tout nouveau ... Là encore il va falloir monétiser et rentabiliser le modèle. Challenge encore plus compliqué que pour le 2.0 ! J’espère que ces que ces start up auront de quoi développer leurs projets.
Côté Monétisation et moyens de paiement : depuis 3 ou 4 ans les moyens de paiement se démocratisent. La carte bancaire séduit les marques et propose de plus en plus de services complémentaires. En parallèle, les moyens de paiements alternatifs se développent et se multiplient de façon impressionnante (cartes prépayées, cartes cadeaux, programme de fidélisation, cartes de prêt , mobile, etc.).
En 2009 plus que jamais l’enjeu pour ces acteurs sera de s’adapter et se développer rapidement sur Internet pour répondre aux attentes des consommateurs. Nous évidemment ça nous arrange, c’est exactement le type de solution que propose Limoney !
Open Source & Cloud Computing : c’est déjà bien rentré dans le mœurs, ça ne peut que continuer à s’accélérer et décoller. En tous cas si j’étais investisseur c’est là que j’irais aujourd’hui !
Globalement les sociétés sans modèles économique sérieux risquent de ne pas passer l’année. C’est de toute façon inévitable après des périodes d’intense « créanovation » comme nous en avons connu ces dernière années. Une fois encore, nous (www.limonetik.com), une rationalisation du marché nous arrange…
- Marion Carrette - Co-fondatrice de Zilok
Je pense que le web profitera largement de la crise économique en 2009. Messieurs les investisseurs, c’est le moment de financer !
Selon moi, 2009 sera l’année :
- de l’avènement du web local et de l’apparition des 1ères masses critiques locales en ligne
- du déport de la publicité offline vers le online et notamment vers la publicité « ROIste » que permet Internet (liens sponsorisés, affiliation…)
- de la consultation du web sur le mobile (pour du vrai cette fois-ci) qu'on nous annonces depuis si longtemps avec la généralisation des Iphones et autres smartphones.
- de l'avènement d'un phénomène mondial : la location entre particuliers en ligne (et là je prêche pour ma paroisse ;-))
- Alban Peltier - PDG et co-fondateur de Looneo
2009, la grande purge
Le premier semestre risque d’être une période très difficile pour nombre de start-up qui n’ont pas encore une activité commerciale suffisante, permettant l’autofinancement. Ce n’est pas l’argent qui manque, les principaux VC ont levé des dizaines de millions d’euros au cours des 2 dernières années et doivent les investir dans les 12/24 prochains mois s’ils veulent maintenir leur propre existence.
Mais il est l’heure … d’attendre !
Le robinet de l’investissement devrait s’ouvrir de nouveau sur le second semestre. D’ici là, il faudra tenir …
Consolidations, rachats, fusions, fermetures, les 6 prochains mois seront cruciaux pour beaucoup de jeunes structures. Ce qui veut dire qu’il y aura beaucoup d’opportunités pour ceux qui sauront et pourront les saisir !
2009, l’année du mobile (?)
Encore me direz-vous ! ;)
Cela fait en effet quelques années que le « marché » annonce l’explosion du web mobile. 2009 serait-elle l’année du vrai départ ? On peut espérer. Les forfaits illimités sont enfin accessibles et les mobiles adaptés grâce à leur écran tactile de grande taille. Et surtout, l’Iphone et le Gphone, avec leurs milliers d’applications, semblent enfin proposer des « opportunités » d’utilisation réelles et intéressantes en web mobile. (Bah oui, la TV sur mobile, c’est bien sur le papier, mais bon …)
2009, la prise de pouvoir du consommateur et la prise en compte de cette tendance par les marques
Le consommateur prend le pouvoir et modifie les rapports de force. On le constate dans la musique avec le succès de Grégoire produit par les membres de Mymajorcompany ou dans la façon dont les internautes consomment, en se basant de plus en plus sur les avis de leurs pairs. Les marques comprennent enfin que les consommateurs font partie intégrante de leur succès, de leur processus de développement, de leur communication. Elles ne peuvent plus se passer d’eux ! Cette tendance devrait impacter fortement la structure des budgets de communication. Moins de promotion classique, plus d’interactivité. Il suffit de regarder le nombre de marques qui lancent leur propre site communautaire (Ferrero, Renault, etc.) ou leur groupe sur Facebook pour s’en convaincre.
2009, la fragmentation du web
Le site web, en tant que destination finale, a-t-il encore un futur ? Je m’explique.
La consommation des sites web a déjà fortement évolué ces dernières années. L’explosion de Google a notamment eu comme impact la quasi marginalisation de la page d’accueil. Il y a 6/8 ans, la page d’accueil était le point névralgique d’un site, la porte d’entrée principale. Maintenant, ce n’est guère plus de 5 à 10% du trafic total. Le SEO a complètement bouleversé la donne, il y a autant de portes d’entrée que de pages indexées.
Les flux RSS, les applications mobiles, les widgets, les interconnexions entre réseaux sociaux, les API, etc., autant de façon de consulter le contenu d’un site sans … y aller. ;-)
Alors à quoi va servir un site web d’ici peu ? Comment consommera t’on le web d’ici 5 ans ? Clairement, très différemment d’aujourd’hui !
L’exercice de prévision dans le domaine internet est un domaine complexe (doux euphémisme). Le faible taux de réalisation des prévisions effectuées l’an passé sur ce même blog confirme d’ailleurs ce fait…
Nous nous sommes pourtant prêtés à cet exercice périlleux et voici donc très modestement quelques unes de nos prévisions liées aux domaines de compétence de Labelium à savoir l’ optimisation de taux de transformation, la création de trafic qualifié et les statistiques.
Concernant l’activité de développement de site :
Contrairement à mars 2000, la coupure des budgets sera sans doute moins radicale. que ce que beaucoup d’acteurs redoutaient il y a encore 3 mois. Les efforts se concentreront simplement plus sur de l’optimisation de site (et surtout des taux de transformation bien sûr) que sur des nouvelles versions de site.
Côté référencement naturel :
Les algorithmes des moteurs de recherche vont vraisemblablement conférer de plus en plus d’importance aux facteurs non influençables par les webmasters/référenceurs (réduisant ainsi le rôle de la ‘technique’). La qualité de la visite – traduite par la minimisation du taux de rebond et le temps passé - (que Google mesure grâce à la Google bar ou Google Chrome, son navigateur) est à ce titre un élément prépondérant
Côté référencement payant :
La fin de la remise Google et la crise risquent de véritablement changer la donne. Les annonceurs vont (enfin ?) se tourner désormais vers des agences spécialisées et plus seulement des grands groupes uniquement parce que ces derniers leur permettaient d’obtenir des remises arrière. 2009 signera aussi, du moins nous l’appelons de nos vœux, la fin des outils de bid management au profit d’outils d’aide au management. En effet, le référencement payant reste depuis toujours plus impacté par la qualité des annonces que par les seules enchères…
Sur l’achat d’espace :
La crise entraîne une frilosité des annonceurs qui se rassurent dès lors avec de l’achat à la performance. 2009 marquera aussi peut-être la fin de l’achat au CPM , au profit du CPC et du CPL (coût par Lead)/CPA que certaines grosses régies de la place ont concédé aux annonceurs dès décembre afin de remplir des espaces désespérément vides.
Pour l’e-mailing :
Entre le spam, le filtrage des FAI et la lassitude des internautes 2009 sera une année plutôt complexe. Une tendance possible est la réduction des délais de validité des offres afin de créer du ‘stress’ chez l’internaute (e-mail reçu le matin avec une offre valable jusqu’à midi par exemple)
Concernant les statistiques :
L’intégration entre les outils statistiques et les back offices des sites se poursuivra notamment en vue de définir le taux de nouveau client capté par source.
- Merci à tous pour votre participation à ce billet collaboratif. Rendez-vous dans un an pour voir si vos prédictions étaient bonnes... Pour les autres, laissez vos commentaires pour nous faire partager votre vision des tendances internet en 2009. Merci
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